TDA versus TDAH

TDA versus TDAH

Avant : deux diagnostics distincts

Pendant longtemps, on parlait de deux troubles différents.

Le TDA (Trouble Déficitaire de l'Attention)

  • Difficulté majeure à se concentrer
  • Rêveries, lenteur apparente
  • Oublis fréquents
  • Peu ou pas d'hyperactivité visible

Le profil était souvent discret, parfois qualifié à tort de « dans la lune », paresseux ou déprimé.

Le TDAH (Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité)

  • Inattention
  • Hyperactivité motrice
  • Impulsivité
  • Difficulté à attendre, à se retenir, à filtrer

Ce profil était plus bruyant, plus vite repéré, surtout chez les garçons.

Aujourd'hui : une seule appellation, plusieurs présentations

Les classifications actuelles (DSM-5 et CIM-11) parlent d'un seul trouble : le TDAH, qui se manifeste sous différentes formes.

La présentation inattentive

C'est l'ancien TDA.

  • Difficulté de concentration
  • Fatigabilité mentale
  • Désorganisation
  • Hypersensibilité fréquente

Elle est très courante chez les filles, les adultes et les personnes à haut niveau d'adaptation (qui sur-compensent).

La présentation hyperactive-impulsive

  • Agitation motrice ou intérieure
  • Parle beaucoup
  • Agit avant de penser
  • Impatience

Elle est plus visible chez l'enfant.

La présentation combinée

Inattention, hyperactivité et impulsivité réunies. C'est la forme la plus connue.

Pourquoi ce changement ?

La recherche a montré que l'hyperactivité peut être interne (pensées rapides, agitation mentale), que le trouble évolue avec l'âge, et que beaucoup de personnes passent inaperçues, particulièrement les femmes. On a aussi compris que ce n'est pas un trouble du manque d'attention, mais plutôt un trouble de la régulation de l'attention.

Le point clé

Le TDA n'a pas disparu. Il s'appelle aujourd'hui TDAH à présentation inattentive.

Ce qu'il faut savoir cliniquement

Les profils « TDA » vivent souvent avec l'anxiété, la fatigue chronique, le burn-out et un sentiment d'être « trop » ou « pas assez ». Beaucoup sont diagnostiqués tardivement, entre 30 et 50 ans. Ils ont généralement développé des stratégies de survie plutôt que de véritables mécanismes de régulation.

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