TDAH & Procrastination
Tu te dis souvent : "Je n'arrive jamais à gérer le temps." "Je suis toujours en retard." "Je ne peux jamais m'y mettre." "Je vais trop vite… ou trop lentement."
Bonne nouvelle : ce n'est pas un défaut de volonté. C'est ton cerveau TDAH qui fonctionne différemment, et ça touche le temps, la motivation, la procrastination, l'estime de soi… et parfois les addictions.
Le cerveau TDAH, mode dopaminergique freestyle
Dans le TDAH :
- la dopamine arrive en décalé,
- ou pas assez,
- ou en pics…
- ou en dents de scie.
Imagine conduire une voiture dont la pédale d'accélérateur répond parfois trop tard, parfois trop fort, parfois pas du tout.
1. Perception du temps
La dopamine sert à "mesurer" le temps. Quand elle circule mal :
- le temps file trop vite (hyperfocus + dopamine haute),
- ou s'étire interminablement (dopamine basse),
- impossible de savoir combien de temps ça prendra,
- ou quand commencer.
2. Procrastination
Pas de flemme ici. La dopamine ne suffit pas pour lancer le moteur : "Je sais que je dois le faire… mais je ne peux pas encore m'y mettre."
La tâche n'est juste pas assez dopaminergique au départ → le cerveau repousse.
3. Estime de soi
À force de :
- commencer tard,
- finir dans le stress,
- se sentir coupable ou décevoir,
… l'estime de soi s'effrite. Mais ce n'est pas un problème de valeur. C'est un cerveau qui fonctionne différemment. Comprendre ça change tout.
4. Addictions et compensation
Quand la dopamine manque, le cerveau cherche à remplir le réservoir autrement :
- nourriture émotionnelle
- écrans
- shopping
- sport intensif
- jeux vidéo
Pas pour "fuir", mais pour réguler et atteindre enfin ce niveau dopaminergique où tout paraît "normal". Les études montrent : les personnes TDAH ont un risque plus élevé de dépendances… pas par faiblesse, mais par neurobiologie.
En résumé
Si tu te reconnais dans :
- le temps qui t'échappe
- les retards
- la procrastination
- les hyperfocus
- la baisse d'estime
- des comportements compensatoires
- des tendances addictives
… ce n'est pas que tu sois "cassé·e". C'est ton système dopaminergique en freestyle. Et comprendre ce mécanisme, c'est déjà reprendre le pouvoir sur ton cerveau.
Avec Muriel Hubin


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